Infrastructure verte au Qatar

Un colloque pour l’infrastructure verte au Qatar a eu lieu début avril à Doha. Al Sulaiteen Industrial Complex et l’entrepreneur Nakheel ont récemment sponsorisé un événement organisé par le Dr Anna Grichting pour inaugurer le nouveau jardin cultivé en permaculture sur le toit de la Direction de l’Architecture et de l’Urbanisme (DAUP) de la Qatar University College of Engineering (QUCENG).

La manifestation « Infrastructure verte au Qatar » qui a suivi cette inauguration fut soutenue par l’Ambassade de Suisse ce qui a permis à notre entreprise Green Infrastructure Consultancy d’y être dignement représentée. J’ai été rejoint par mon collègue Dusty Gedge ainsi que de Nathalie Baumann, qui exploite notre société soeur en Suisse.

Infrastructure verte au Qatar – Toits BioSolaires

Il y a eu plusieurs présentations et tables rondes durant le colloque traitant la sécurité alimentaire, la sensibilité de la ville à l’eau ainsi que la biodiversité dans le contexte de villes dans le désert. Les discussions portant sur la combinaison de l’énergie photovoltaïque (PV) avec les toits verts furent d’un intérêt tout particulier. Le fort ensoleillement au Qatar et l’ombre généré par les PV peut aider à créer un meilleur microclimat sur les toits. Cela permettrait aux plantes de mieux pousser, donc j’ai hâte de voir se créer des « toits Biosolaires du désert » d’ici peu.

Native species being used in the Education City landscape – photographed in March 2015
Education City Doha – photo March 2015

Infrastructure verte au Qatar – les plantes indigènes du Qatar

J’ai séjourné à Doha en 2008 pour travailler sur l’amélioration paysager d’Education City de la Fondation du Qatar. Le client avait dans l’idée d’utiliser des plantes indigènes dans l’aménagement paysager afin de stimuler la biodiversité et économiser l’eau. Les plantes indigènes du Qatar comprennent une grande variété d’arbres et arbustes ainsi que des fleurs et de bulbes sauvages dont beaucoup avec des fleurs très attrayantes. Beaucoup sont représentés et consultables sur l’application Qatar eNature. La plus grande difficulté pour les architectes paysagistes de l’époque était le manque de plantes indigènes disponibles dans le commerce. Ceci est heureusement en train de changer. Nakheel Paysages m’explique qu’ils ont maintenant plus de 100 espèces de plantes indigènes qui poussent dans leurs pépinières ainsi que chez d’autres pépiniéristes qui se sont également impliqués dans la croissance des plantes indigènes, y compris la société Sidra Doha. Il y a aussi quelques spécialistes qui font de la recherche dans ce domaine, notamment le Dr Arvind Bhatt de l’Organisation du Golfe pour la recherche et le développement (Gulf Organization for Research and Development (GORD)). (Notez leur séminaire sur l’utilisation de plantes indigènes dans les pays chauds et arides du Golfe le 23 mai 2015). Je suis retourné à Education City en 2015 et ai été heureux de voir des arbres et arbustes indigènes utilisés dans la conception paysagère, y compris l’arbre emblématique du Qatar qu’est le Sidra ainsi que de petits arbustes attrayants comme Bakhatri (Pulicaria undulata). Les fleurs de Bakhatri étaient recouverts de plusieurs espèces d’abeilles sauvages et les syrphes.

Au coeur de Doha

L’intérêt d’utiliser des plantes natives et d’accroître leur disponibilité signifie que l’idée du «toit du désert» que j’avais suggéré à la base comme typologie de toit vert dans les plans du Coeur de Doha en 2010 peut devenir une réalité. Le « toit du désert » ne serait pas vert en apparence et ne serait pas non plus un jardin. L’idée est que les plantes sauvages fleurissent après les pluies hivernales avec une possibilité de les détremper à nouveau après quelques mois pour stimuler une autre série de floraisons. Le reste du temps, certaines plantes dépériraient inévitablement, mais des vivaces continueraient à protéger le toit contre le soleil tout en offrant un habitat à la faune, y compris les insectes pollinisateurs et les oiseaux. L’utilisation de pierres fournirait des motifs et textures attrayants ainsi que des coins et recoins pour que les plantes puissent s’établir. Le « toit du désert » ne nécessiterait qu’un faible entretien et glorifierait la beauté de la biodiversité du désert au coeur de la ville. Nous sommes vraiment impatients de travailler avec nos amis du Qatar, tant dans les domaines universitaires que commerciaux, afin de concrétiser ces projets et mettre des plantes indigènes sur les toits. Green Infrastructure Consultancy se réjouit de la collaboration avec ses collègues de Doha sur l’infrastructure verte du Qatar.

Gary Grant , avril 2015

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